Parents d'un jour

Parents d'un jour
Nous avons eu de la visite !
La chienne de mon voisin a l'habitude de faire son petit tour tous les matins dans le quartier. Elle pris l'habitude, si elle me voit à la fenètre en train de fumer ma clope en buvant mon thé du petit déjeuner, de traverser la rue et de venir au pied des escaliers me demander une caresse.
Des fois, lorsqu'elle monte toute seule jusqu'en haut de l'escalier, il arrive que je lui serve un petit déjeuner maison (généralement une assiette de riz tiède avec un demi steak haché cuit et sans sel ni sauce)
Ensuite elle repart faire son tour.
Comme j'ignore son nom, au fil des jours, je l'ai surnomée Laïka, en souvenir de chienne cosmaunaute russe.

Hier, peu avant que mon mari parte à sa fac, j'ai vu la chienne arriver, mais cette fois avec deux petits chiots, une crème et un marron qui trottaient derrière elle. Aussitôt qu'elle m'a vue, comme à chaque fois elle est venue me voir pour sa caresse du matin. Les deux petits qui me suivaient m'ont aussitôt sauté dessus jusqu'à ce que Matt, sur le départ, sorte à son tour. Il était pressé, il n'avait pas le temps de jouer avec eux aussi beaux qu'ils puissent être. De plus le temps était à la pluie et il y avait du vent.
Matt pars en voiture à sa cours et moi, je remonte terminer mon peti déjeuner tout regardant mon DVD du matin avant d'attaquer le ménage de la maison, laissant donc la chienne et sa petite famille en bas.

Je vais à la salle de bain histoire de me laver les mains mais sitôt ressortie, j'entends comme des piaillement derrière la porte d'entrée. Intriguée, je m'approche, j'ouvre la porte et aussitôt, deux petites boules de poils s'engouffrent dans l'appartement avant d'aller s'installer confortablement sur le tapis du salon près du radiateur.
La mère, toujours aussi timide, finit par rentrer à son tour une patte après l'autre histoire de voir ce que font ses petits et du coup, j'en profite pour lui faire son petit déjeuner, ce matin, nouilles chinoises sans sauce avec un demi steaks. A peine le bol a été posé par terre que les petits se sont précipités sur le repas de leur mère et en ont mangé une bonne partie avant d'aller se recoucher.
C'est d'ailleurs là que je les ai baptisés "Natalya" pour la petite couleur crème (parcequ'elle a les mêmes yeux que ma soeur quand elle était petite) et Fabrice (parceque le chiot marron me faisait penser à mon cousin)
Laïka, elle, finit ce qui reste de nouilles et s'allonge sur le tapis de sol qui me sert de coussin quand on m'assoit par terre et se repose quelques minutes en regardant Top Gun avec moi.

Au bout d'un moment, Laïka est bien ennuyée, elle souhaite poursuivre sa promenade mais les petits refusent de quitter le tapis. Ils sont bien, ils sont au chaud, dehors il pleut et il fait froid.... Le choix est vite fait.
Finalement, j'ouvre la porte, j'attrape les petits et je les descends au bas de l'esaclier avec leur mère mais sitôt que je les pose par terre, ces deux petits clowns s'empressent aussitôt de remonter chez moi.
Au bout de la troisième fois, je remarque la maman regarde fixement dans la direction où elle habite et j'ai l'idée de faire quelques pas avec elle dans cette direction, un petit dans chaque bras.
Pour info, je suis encore en pyjama (un kimono de kung-fu noir et mes pantoufles Hello Kitty roses), ni coiffée, ni maquillée, sous la pluie et au milieu de la rue, vous voyez le tableau.
Au bout d'une certaine distance, je pose les petits par terre en espérant qu'ils vont suivre leur maman et je fais demi tour. Raté... Fabrice me double en trottinant devant moi et monte droit à la maison, Natalya, elle, me colle dans les jambes et seulement après je vois arriver la mère.

Je remonte une énième fois chercher Fabrice qui gratte à la porte, intercepte Natalya en train d'escalader les marches derrière moi et à la redescente, je croise ma voisine qui relève son courrier. Comme elle sait exactement où la chienne habite, elle décide de m'aider à raccompagner toute la petite bande...
on arrive devant le portail de chienne et je comprends pourquoi la chienne semblait si anxieuse dans le fait de rester chez moi... Il y a au moins cinq autres chiots, tous marrons comme leur frère et à l'image de leur père (probablement le beau berger au museau carré que je vois passer de temsp en temps) qui jouent sagement dans le jardin. Bref, on réunnit toute la petite famille et on s'en va.

A peine ma voisine et moi étions revenues à la maison, que je vois de nouveau arriver de l'autre bout de la rue les petits qui reviennent tous seuls comme des grands et visiblement très décidés.
On est bien ennuyées, on ne sait pas quoi faire et finalement, de guerre lasse, je dis à ma voisine de laisser tomber et décide de les faire monter chez moi et de les rapporter dans la soirée à leur propriétaire. (d'autant plus qu'il se remet à pleuvoir comme vache qui pisse et qu'il souffle un vent à décorner un boeuf)
Mes deux terreurs montent à la maison et repartent s'installer à leur coin à eux. Comme ils sont trempés, j'attrape une serviette de bains et je les frictionne bien afin de les secher avant de les installer sur le tapis de sol près du radiateur et de la fenètre afin qu'ils soient bien pour faire leur sieste.

Je reçois un SMS de mon homme qui est en pause à sa fac et me demande si les chiens sont encore là. Devant ma réponse un peu penaude où je lui explique la situation, au message suivant, il me dit qu'il passera un sac de croquettes au supermarché pour les petits. Matt n'aime pas les chiens, en tous cas, il n'en veut pas chez nous mais il s'est laissé atendrir par les deux petits qu'il a juste eu le temps de caresser avant de partir et je comprends que cette visite est en fait loin de lui déplaire et surtout, qu'il sent que j'en ai besoin au plus profond de moi car, comme beaucoup de MTF, j'ai un profond désire d'enfant au fond de moi et l'instinct maternel très deveoloppé (ce qui est souvent la carte de fabrique des MTF pour la plupart des psy).

A midi, la famille était au complet. Matt est rentré de la fac tout sourriant avec un gros sac de croquettes dans les bras et a aussitôt pris d'assault par les deux petits, nottament le marron qui, depuis, n'a plus perdu une occasion de lui sauter dans les bras pour se faire dorlotter.
J'ai eu une drole de sensation en voyant le visage de Matt quand il tennait Fabrice dans ses bras. On aurait dit un papa tout fier de son petit garçon. Ils étaient adorables l'un et l'autre, ça m'a beaucoup émue et je me suis sentie très appaisée intérieurement comme si nous étions vraiment une vraie famille, papa, maman et les petits.
J'ai préparé le repas pour tout le monde, mon homme, les petits et moi et ensuite, Matt s'est enfermé dans le bureau pour bosser sur ses cours pendant que je faisais une sieste avec les enfants.

Vers 15 heures, Fabrice s'est réveillé et a voulu jouer avec moi à me tirer les pantoufles, son grand jeu de l'après midi, bientôt rejoint par sa soeur réveillée par le chahût. Le grand jeu de la baggarre entre frère et soeur où je jouais les arbitres de temps en temps quand je voyais que les deux terreurs commençaient à se faire mal.
Natalya a ensuite voulu explorer la maison. La miss est partie dans la chambre puis est allée surveiller la progression des devoirs de Matt dans le bureau avant de retrouver son frère qui se son côté paradait dans le salon avec ma pantoufle dans la gueule.
17h, après trois petits pipis sur le tapis du salon, une énième battaille avec papa qui avait terminé son travail, maman et sa pantoufle, nos petits troublions ont refait une dernière sieste durant laquelle je leur ai rechargé leur bol de croquettes.

Le soir est arrivé, les petits avaient mangé et l'heure est venue des rendre les bébés à leur légitime propriétaire.
Natalya dans mes bras, Fabrice dans ceux de Matt, nous sommes donc allés les rammener chez eux. Matt était tout ému à l'idée de devoir dire au revoir au petit chiot car il s'était visiblement attaché au petit mâle (tout comme moi avec la femelle). Ils avaient été "nos enfants" l'espace d'une journée mais nous savions que les garder n'était pas la chose à faire ni pour eux ni pour nous : Offrir un bol de croquettes et le gîte le temps d'une après-midi pluvieuse à deux bébé chiens est une chose, prendre soin d'eux, les entretenir et veuiller à ce qu'ils ne manquent de rien toute une vie en est une autre.
C'est donc assez émus que nous avons posés Natalya et Fabrice dans la cour de leur propre maison. Le propriétaire nous a remerciés d'en avoir pris soin et s'est excusé du dérangement, et nous sommes repartis après un dernier calin à nos petits protégés.

L'appartement nous est apparu très vide quand nous avons refermé la porte.
J'ai mis le tapis du salon et la serviette de bain qui avait servie à sécher les petits à laver dans la machine, j'ai passé l'aspirateur et la serpillère pour enlever les traces de pattes (et les quelques unes de pipis), préparé un petit repas du soir que nous avons mangé tres vite Matt et moi avant d'aller nous faire une soirée vidéo-couette dans la chambre, blottis l'un contre l'autre en regardant une comédie avec Pierre Richard et Depardieu.
Nous avions eus une tres belle journée grace à ces deux bébés chiens et nous ne voulions pas que la nostalgie ou le regret de les avoir rammené chez eux viennent en gacher la soirée afin qu'elle reste magique jusqu'au bout.

Aujourd'hui, mon homme est de nouveau à sa fac, j'ai vu passer Laïka (sans ses petits) qui est venu demander son calin... La pluie s'est remise à tomber et, de temps en temps, je regarde le sac de croquettes dans la cuisine rangé par terre à côté du frigo et je tends l'orreille vers l'entrée avec l'espoir d'entendre japper derrière la porte.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 10:20

Un anniversaire innoubliable

Hier matin, à 5h50, je suis entrée dans ma 38ème année.

6h47, le réveil matin sonne. Dans la pénombre, mon petit homme se tourne vers moi, m'enlace avec son bras "bon anniversaire ma chérie". Je reste blottie contre lui quelques minutes, puis il se lève comme de coutume.
Comme pour chaque jour de la semaine, sitôt son petit déjeuner avalé, il a enfilé ses chaussures, attrappé ses clefs et son sac de cours et est parti à sa fac.
Moi, de mon côté, je me mets un épisode de Cosmos 1999, l'une de mes séries culte de SF des années 70 le temps de terminer mon thé du matin (une théière de un litre et demi, je précise), puis je me connecte sur le net et je pars discuter avec mes copines sur les chats où j'ai l'habitude de les voir.

16h30, le téléphone sonne "oui bonjour c'est interflora, on doit vous apporter des fleurs est ce que vous êtes chez vous ?". Un quart d'heure plus tard, le bouquet arrive... C'est ma soeur cadette qui me l'envoie. Un truc de fous ! Pour un bouquet c'est vraiment LE bouquet et je me demande même si ça va rentrer dans le seul vase qu'on a à la maison. Je suis bien secouée et je me dis que je vais attendre un peu que l'émotion redescende avant d'appeller ma soeur pour la remercier.

17h45. Minou rentre de la fac, pose ses affaires dans le bureau et me dis "files dans la chambre, je ne veux pas que tu vois ce que je fais. J'en ai pour une bonne demi-heure"
ça fait plusieurs jours qu'il me dit ça et je sais qu'il prépare quelque chose pour moi mais je n'ai encore pas idée de ce que ça va être. Ne voulant pas lui gacher sa surprise, je m'enferme donc dans la chambre avec de quoi m'occuper, deux jeux Gamecube (on a trois consoles à la maison réparties entre le salon et la chambre, en plus des deux ordinateurs) et je pars sauver la princesse Krystal du monde des dinosaures dans "Lylat Wars"

18h30, de derrière la porte j'entends soudain "tu peux sortirn maintenant". Je fais ma sauvegarde (ben oui, quand même...) j'ouvre la porte..... et je reste figée sur place, stupéfaite :
Je ne reconnais pas le salon qui est éclairé par la vacilante lueur de bougies qu'il a allumées un peu partout, dans la pièce et projette sur les murs une douce d'une lumière dorée.
Sur la table, il a préparé un diner au chandelles. Entrecroisées, deux roses une cinabre et une blanche encadrent nos deux grands verres à vins et une bouteille de clairette. Sur la petite désserte qui sert habituellement de support pour le clavier et la souris de l'ordinateur, il y a deux cadeaux : Un petit sac blanc cartonné et un paquet rouge.

Au milieu de toute cette féérie, je le vois lui, Mon Homme :
Il a mis un pantalon noir, l'une de mes anciennes chemises blanches de service et porte l'une des cravate de feu de mon père. Il est beau comme un astre, il a un sourire tiré jusqu'aux orreilles et ses yeux rayonnent de joie et de fierté devant ma réaction. Mon émotion est plus que visible et je sais que j'ai les yeux brumeux.

J'ai souvent l'habitude de ricanner devant ces émissions de télé-réalité quand la minette éclate en sanglots au moment où elle découvre le cadeau que son mari a préparé pour elle.
Ben je rigolerais plus jamais à l'avenir... Je sais pourquoi maintenant, je sais ce qu'elles ressentent.
Jamais je n'aurais cru qu'il puisse à lui tout seul, non seulement faire tout ce qu'il a fait, mais surtout réaliser l'un des rêves les plus intimes de mon adolescence (et dont je n'avais jamais parlé à personne).

Il me demande "ça te plait ?". Ce n'est pas vraiment une question car il connait déjà la réponse. Même un pépé avec deux dixième à chaque oeil voit que je suis sur le point de fondre en larmes.
Ma gorge est tellement nouée que j'arrive à peine à lui épondre "C'est magnifique".
Je m'approche de lui, je lui caresse timidement l'épaule car j'ai du mal à croire ce que je vois. "Tu es tellement beau", plus besoin de parler, mes yeux brillent comme une petite fille devant son premier arbre de Noel.
Il me prend par la taille, me serre contre lui et m'embrasse. Un baiser que je laisse durer.

Il commence par m'installer sur le canapé, part dans le bureau, revient avec son PC portable et me dit "j'ai fait ça pour toi". C'est un diaporama musical qu'il a monté avec ma chanson fétiche (While Your Lips Are Still Red de Nightwish) où son toutes nos plus belles photos qu'il a agrémentées de petites phrases.
Ce coup ci, c'est foutu pour le maquillage. Je sens deux grosses larmes couler sur mes joues.
Le diaporama terminé, je lui saute littéralement dessus. J'ai besoin de le serrer dans mes bras, de lui dire qu'il a fait de moi la plus heureuse des femmes et qu'aucun homme ne saurait plus me combler que lui.
Je lui defais sa cravatte, fais sauter ses trois boutons du haut. Je promene ma main sous le tissu, je caresse ses épaules dont je suis folle, son torse désormais totalement plat et masculin depuis son opération de septembre.
Je me blottis contre ce prince charmant qu'il s'est révélé être au fil des mois, contre cet homme doux et protecteur au caractère possessif, parfois jaloux qui, plus que tout autre chose, à fait de moi une femme à part entière et donné à ma vie un but autre que mon égoïste réalisation personnelle.

Il débouche la bouteile de clairette (nous n'aimons pas le champagne ni lui, ni moi) et nous sert.
Nous trinquons les yeux dans les yeux.
Le moment magique de toute soirée est cette premiere gorgée de vin que l'on boit les yeux rivés dans le regard de l'autre : C'est un moment dans lequel on s'abandonne totalement. Les souvenirs, bons et mauvais, de toute une vie se fondent les uns dans les autres pour devenir une seule et ultime vérité : On a aucun regret de tout ce que l'on a vécu ou non vécu parceque c'est cette suite d'évènements qui, au final, nous a conduit à cet instant unique de félicité où le bonheur n'est plus qu'un simple concept de la perception de sa propre joie de vivre intérieure mais bien une réalité tactile que l'on peut toucher du doigt.

Il part à la cuisine et revient avec les entrées.
Il a concocté tout le menu lui-même sans aucune aide.
Dans mon assiette, je découvre une petite salade composée ornée d'une tartelette de tomates au thon et de quatre brochettes de moules marinée aux épices, pannées et cuites en friteuse, dont l'aspect me rappelle celui des teriyakis japonais. A la façon que j'ai de dévorer une à une ses brochettes puis sa tartelette, il sait que sa cuisine me comble vraiment de satisfaction.

L'entrée ayant été substantielle, nous décidons de faire une pause et j'en profite pour ouvrir mon premier cadeau, le petit sac de papier blanc. J'en retire un bel écrin de la même couleur lequel contient un magnifique collier qu'il m'attache autour du cou et désormais ne le quittera plus jamais. Le pendentif est simple et beau et est orné d'un solitaire qui brille comme une étoile. J'ai horreur des bijoux trop compliqués, imposants ou trop voyants et son cadeau me comble de bonheur, il est exactement comme que je l'aurais souhaité si j'avais eu à le choisir moi-même.
C'est dans ces moments là qu'on voit si un homme vous aime vraiment ou s'il est juste amoureux.
Matt n'a pas eu besoin de me demander pour connaitre mes gouts. Il les devine désormais par lui-même du fait que ses sentiments lui permettent de me connaitre peut-être mieux que je ne me connais moi-même.

Le plat de résistance est arrivé : Un pavé de saumon agrémenté d'une sauce aux herbes et accompagné d'une petite construction de riz (ça c'est moi qui lui ait appris). Simple, raffiné et efficace.
Nouvelle pause et j'ouvre alors mon second cadeau.
Au toucher, j'avais deviné un livre ou une sorte coffret. C'était un album photo où il avait rassemblé les clichés de nous, de lui et de moi qu'il préférait. Certaines dataient d'avant notre rencontre, d'autres, de lui, très récentes et prises à mon insu.

C'est notre premier livre d'images, notre premier album de souvenirs.
On ne réalise pas toujours, surtout à notre époque où l'ordinateur et le virtuel se sont substitués aux moyens tradionels d'autrefois et font parfois perdre le sens de certaines choses, l'importance qu'un simple album photo peut parfois avoir, surtout dans un couple : Se contenter d'avoir ces images sur ordinateur, c'est leur faire perdre toute saveur, les rendre fades, banales parceque ça en fait des fichiers JPEG parmis d'autres qu'on ne différencie plus les uns des autres.

Une nouvelle pause avant le dessert et je danse, les yeux fermés, la tête reposée contre son épaule le temps d'un slow, une vieille chanson des Bangles, Eternal Flame, qui ce soir prend un sens particulier
Une simple danse unique, un autre moment magique de cette soirée dont il est le maitre d'oeuvre.

Le dessert arrive. Mon petit mari m'a préparé l'une de ses spécialités : Le fondant au chocolat.
Il en fait deux par personne et décoré mon assiettes avec des petites bougies et des dessins fait avec du coulis de fruits rouges. Par contre, cette fois, ce qui avaitr précédé était tellement copieux qu'à regrets, je dois renoncer -et lui aussi- à manger les seconds fondants lesquels n'ont échappé à leur destin que pour quelques heures puisqu'ils nous ont servi de petit déjeuner.

Une dernière danse et nous sommes allés nous couchés car il était près de minuit et mon petit homme devait se lever comme tous les jours aux aurores.
Dans la chambre, j'ai eu le droit à mon dernier cadeau sous les draps : Les bras de l'homme que j'aime autrour de moi, cet homme qui m'a offert cette si merveilleuse soirée, faisant de moi, au sein de toute cette féérie telle une vraie princesse de contes de fées, la plus heureuse des femmes et contre lequel je me suis blottie, comme une petite chatte, pour glisser tout doucement dans le sommeil, la tête contre son épaule.

Je profite également de ce post pour adresser mes remerciements à mes amis et ma famille pour tous les voeux et messages d'affection que j'ai reçu d'eux durant la journée et plus largement toutes les personnes qui ont fait que le jour de 38 ans a été le plus beau de mes anniversaires : Ma mère, mon beau-père, ma soeur cadette Nathalie pour le bouquet géant, ma soeur benjamine Sovannie, le père de mon mari, Constance ma formatrice, Tanya, Céleste et Kheira, mes amies et collègues de boulot, Jean-Phi et Sharon, mon super pote Backceasar et Petite-Brunete de Skyrock, Jenn, Cloé et Céline mes amies de Toulon, Enzo mon ami FTM d'Avignon,.
Mais, bien sur, par dessus tout, je tiens à te remercier Toi : Matt, mon homme, mon prince charmant, mon mari à qui je veux appartenir corps et âme pour toute la vie et l'éternité au-delà.


A tous et à toutes, merci du fond du coeur.

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 12:49

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 09:18

Kô-Kaku : La grande grue rouge sacrée du Japon

Kô-Kaku : La grande grue rouge sacrée du Japon
Beaucoup de gens me demandent souvent ce que veut dire "Kokaku" et pourquoi mon blog s'intiule "La Grue Rouge".
Pour ces deux questions, la réponse est la même.

Kô-Kaku est le nom spécifiquement donné à la grande grue rouge japonaise (appelée aussi grue géante de Mandchourie ou Grue Sacrée du Japon)
Souvent, dans la mythologie taoïste, elle est associé au Shujaku, l'oiseau vermillon gardien du sud qui est ordinairement représenté par un phénix.
On l'appelle grue "rouge" à cause de sa crête cinabre ou vermillon. Elle dépasse en taille toutes les autres espèces de grues (y compris la grue Royale ou Grue Couronnée)

Au Japon, les grues communes se nomment habituelement Tsuru.
Kô-Kaku ou Kaku (mais appellée aussi "Tancho", selon certaines régions comme celle d'Hokkaïdo) est plus une appellation spécifiquement mythologique d'origine taoïste en fait, car l'oiseau est tres symbolique dans bon nombre de pays, notament la Russie (qui en a fait le symbole de son aviation de pointe), la Chine (qui l'a élue "oiseau national"), le japon ainsi que certains pays d'Europe et d'orient comme l'Egypte.

La tradition japonaise veut que la grue soit un symbole de longévité et vive mille ans.
En fait la grue est toujours associée aux souhaits de longue vie et de guérison. Depuis la Deuxième Guerre Mondiale, la grue est un symbole de paix universelle.
Elle est aussi symbole de fidélité amoureuse car elles s'accouplent souvent pour la vie.

Dans la Chine antique, la danse de grue évoquait le pouvoir de voler et d'atteindre les îles des Immortels. Son plumage blanc représente la pureté et sa tête rouge cinabre fait référence à la force vitale.
On la représente souvent les ailes ouvertes, prête à s'envoler, tout comme l'âme humaine réalisant l'harmonie parfaite représentée par le Taiji aux couleurs de sa couronne. Soigner le corps c'est aussi « guérir » l'âme de l'Homme mais on peut aussi « soigner » l'âme pour guérir le corps.

Dans le Japon féodal, lors des grandes guerres des shogunats, on raconte qu'il arrivait que les seigneurs de guerre établissent une trève durant la battaille afin d'assister aux danses nuptiales de l'oiseau (qui reste encore aujourd'hui traditionellement une grande attraction touristique en Chine comme au Japon).
On disait que ce spectacle leur apportait la sérénité et la paix de l'âme afin qu'ils puissent mourir ainsi sans regrets et ralier les cieux dans la cas où ils seraient tués durant les affrontrements qui allaient suivre.
« Par son plumage d'une immaculée blancheur, elle figure l'état paradisiaque d'innocence et de pureté et l'oiseau tout entier symbolise la transcendance, les pouvoirs célestes et la liberté de l'âme. Elle est notamment l'emblème de l'un des huit génies, ou hommes immortels qui illustrent les divers aspects de la philosophie taoïste » J.C. Cooper

Liberté de l'âme, guérison du corps, transcendance, fidélité en amour....
Ce n'est pas hasard si j'ai pris cet oiseau comme embleme.

Maintenant, vous savez...

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 02:39

Modifié le lundi 12 octobre 2009 04:53